vendredi 4 novembre 2011

WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS



 HENRY DAVID THOREAU
Traducteur : L. Fabulet
Editions : L'imaginaire - Gallimard. 1922- 332 pages
Titre original : "Walden"


S'il est une lecture que je ne regretterai pas, c'est bien celle-ci !
Jamais, je crois, une aventure semblable ne m'était arrivée : avoir entre les mains un livre, rendu par moment illisible par une traduction vieillotte (1922) et selon les anglicistes, riche en contresens et être  impatiente, chaque soir de le reprendre, pour le bonheur de lire les propos d'un homme heureux, qui pose sur le monde un regard aigü, savant, poétique et tendre.



En 1845, âgé de  28 ans, souhaitant vivre au calme pour écrire, Thoreau décide de s'installer dans les bois, à 2,5 km de sa ville natale, Concord.
Son ami Emerson met à sa disposition un terrain au bord de l'étang de Walden. 
Thoreau y construit une cabane,  défriche de quoi planter du maïs et des fèves, pêche, ouvre grand les yeux sur tout ce qui l'entoure et écrit. 
Bref, il met en pratique ses propres conseils :

"Vivez la vie que vous avez imaginée".

Il y restera  deux ans et deux mois, entrecoupés de ses passages réguliers à Concord - il ne s'agit en rien de se "réfugier" dans les bois - de courtes excursions dans le Maine et d'un séjour d'une nuit en prison... pour avoir refusé de payer des impôts qui serviraient à mener une guerre.
"Walden" est donc le récit de la vie que Thoreau a mené durant ces deux années, ou plutôt la première d'entre elle, puisque la "la seconde lui fut semblable". 
Par "la vie", entendez, "tout ce qui fait la vie", le matériel comme le spirituel, l'amitié et le bonheur d'être à soi, les sympathies et les antipathies, les réflexions sur le monde tel qu'il se construit et celui qu'on voudrait construire.
Thoreau quitte définitivement sa cabane, et son étang le 6 septembre 1847.

En commençant ce compte-rendu, j'avais le projet d'y faire figurer quelques citations. Je me suis vite aperçue que cela reviendrait à écrire, sinon autant de pages que le livre, du moins un bon nombre d'entre-elles.
Si vous aimez la nature, si votre curiosité vous porte à chercher à comprendre, si vous ressentez le besoin de changer votre vie, si les injustices vous indignent, si le végétarisme vous tente, si vous avez envie de mettre vos actes en harmonie avec vos pensées, alors n'hésitez-pas !
Vous trouverez tout cela dans ce livre.
Pour terminer cette maxime, que ne renieraient en rien les tenants actuels de "La sobriété heureuse" :


 "De la simplicité ! de la simplicité ! de la simplicité!" 




Alors que j'avais bien entamé ma lecture dans l'édition citée plus haut et que je pestai chaque jour sur le galimatias dans lequel il fallait parfois se débatte, j'ai appris avec bonheur, que "Walden" venait de faire l'objet d'une nouvelle traduction. Choisissez celle-là !



Préface  : Jim HARRISON
Traducteur : Brice MATTHIEUSSENT
Edition : Attitude -le mot et le reste- 2010-

mercredi 2 novembre 2011

LES DRÔLES DE MOTS DU MERCREDI


Voyager et lire ne vont pas bien ensemble  ! Après une journée de route, de randonnée ou pire, de visite de musées, mes capacités de lecture se sont révélées extrémement réduites !
En presque trois semaines, je n'ai terminé  que "Walden".
Donc aujourd'hui, nature au programme !

Un myrica (engl. Wax-myrtle) :
"Voilà trois heures que je n'ai entendu même une sauterelle sur les myricas."
Le myrica, également appelé "Piment Royal" ou "Bois sent bon", est un arbuste buissonnant, qui, adulte peut atteindre 1 à 2 mètres de hauteur et 1 mètre de circonférence.
Ses feuilles simples, "insérées en spirale le long des rameaux", "dégagent une senteur agréablement résineuse" qui éloigne les insectes.
En Europe du Nord "le piment royal entrait dans la composition d'un mélange -le gruit- servant à parfumer la bière", qui fut abandonné avec "la généralisation de l'usage du  houblon."
C'est un arbuste spécifique des sols "acides et mouilleux" et notamment des tourbières.
Sa présence au bord de l'étang de Walden n'a donc rien d'étrange !

Photo : bestplants.org
 Un whip-pour-will :
Drôle de mot français allez-vous me dire !
En voici l'explication, donnée par Buffon lui-même dans son "Histoire naturelle"

"Je conserve le nom que les Virginiens ont donné à cette espèce, parce qu’ils le lui ont donné 
d’après son cri, et que par cela seul il doit être adopté dans toutes les langues.
Ces oiseaux arrivent en Virginie vers le milieu d’avril,...., c’est-là qu’on les entend chanter ou 
plutôt crier pendant la nuit d’une voix si aiguë et si perçante, tellement répétée et multipliée par 
les échos des montagnes, qu’il est difficile de dormir dans les environs. Ils commencent peu de 
minutes après le coucher du soleil, et continuent jusqu’au point du jour." 

Source : dictionnaire Larousse.
C'est en fait un oiseau de la famille des engoulevents, qui, outre son cri, a pour caractéristique de construire son nid au sol.




Sources :
- Wikipedia

dimanche 30 octobre 2011

ET POUR TERMINER....



On prépare Halloween à la Maison-Blanche.....

Et partout ailleurs !




mercredi 26 octobre 2011

LES DRÔLES DE MOTS DU MERCREDI

Je n'avais pas cette semaine de "drôles de mots" en stock.
Mais je suis descendue dîner et en examinant la carte ai été séduite par un "Mushrooms Bolognese with hominy".
Mais à mon grand étonnement, lorsque mon assiette est arrivée, et la pénombre du restaurant aidant, je me suis trouvée totalement incapable de pouvoir dire ce qu'était le "hominy". Une seule certitude, la principale, c'était bon !
Un petit tour sur internet plus tard je peux vous dire que le hominy, puisqu'on l'appelle également ainsi en français, est un mets américain également appelé nixtamal "composé de grains de maïs séchés, puis traités à l'aide d'une solution alcaline (lessi). Ce traitement appelé nixtamilisation, permet entre autre de retirer l'enveloppe des grains" et les rendre ainsi plus digestes.

Photo : Alwayshungry.com
Source : Wikipedia

mardi 25 octobre 2011

DANS LA CUISINE DE JULIA CHILD

Si vous aimez cuisiner ou si vous aimez les livres de cuisine, ou si vous êtes une fan de Meryl STREEP, le nom de Julia CHILD ne doit pas vous être inconnu.



Cette cuisinière américaine (1912- 2004), papesse de cuisine française, auteure de très nombreux ouvrages de cuisine-


animatrice d'une émission culinaire à la télévision -"The French Chef"-, a redonné le gôut de la cuisine maison à des générations entières d'américaines et certainement aussi d'américains.
Célébrissime elle a légué tous ses meubles et son (abondant !) matériel de cuisine au "National Museum of American History" à Washington , qui a recontitué  cette pièce, un vrai "lieu saint".
C'est ainsi qu'on peut encore aujourd'hui découvrir son univers et j'ai plaisir à le faire avec vous !



Quand on a vu - sur une vidéo de son émission projetée à côté- de quelle manière elle écrasait une gousse d'ail sous le plat d'un grand couteau, on se dit, Thanksgiving approchant, qu'il ne devait pas être bon d'être dinde entre les mains de la dame !

Photo : Paul Child

samedi 22 octobre 2011

CANARDS ?

Landis Valley - Pennsylvanie- Etats-Unis-

J'avoue avoir bien ri, quand j'ai transféré  cette photo, sur mon ordinateur ....
Et moi qui croyais avoir pris fait un cliché romantique !

MOBY DICK


I never read Herman Melville "Moby Dick" -perhaps I'll do it after this trip !- but if somebody had asked me, where I thought he wrote it, I'd have answered, without hesitation : in a house just in front of the sea, in a place like this one :

Permaquid Peninsula -Maine- USA-

Not at all ! He wrote it in PITTFIELD- Massachusetts- in  a XVIIIth century farm, he named "Arrowhead", surrounded by corn fields and woods, where he lived between 1850 and 1863.


The  "New-England  Ulysse guide" (and Wikipedia  in English!)  explains us, that his writing cabinet was on the second floor. Througn the window, he had a beautiful view on Mount Greylock,  which "snow-covered profile reminded him of a great white Sperm-Whale breaking the ocean'surface".   
That's how  a great writer takes part of his inspiration !