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jeudi 11 janvier 2018
POUR TANIA
Deux clichés, pour Tania, qui nous a si bien parlé de Marguerite Yourcenar récemment et pour Christian également qui avait fait de même un peu avant.
Le bois et la rivière , près desquels est déposée l'urne contenat les cendres de Marguerite Yourcenar, sous cette simple petite dalle.
Je n'ai jamais rien vu d'aussi apaisant.
mardi 28 novembre 2017
TROIS MERVEILLES : SAINT-JULIEN DE BRIOUDE
Le lendemain, nous avions quitté la montagne pour la plaine ou presque, et les villages pour la ville :
Brioude, encore assez ramassée autour de sa basilique Saint-Julien, à qui, une récente et très belle restauration, a rendu tout son éclat.
L'histoire commence en fait en 304, lorsque Julien, soldat romain converti au christianisme, est décapité à Brioude.
La légende raconte que deux vieillards, ayant transporté et inhumé son corps jusqu'à l'emplacement du choeur de l'actuelle basilique, auraient immédiatement après, retrouvé toute "la vigueur de leur jeunesse".
On comprend pourquoi le tombeau, sur lequel ont successivement été bâtis, un oratoire puis deux basiliques, mérovingienne et carolingienne, attire ensuite de très nombreux pèlerins.
Devant cet engouement, les puissants chanoines du lieu décident alors d'ériger une nouvelle église, qui devient et reste de fait la plus grande église romane d'Auvergne.
Commencés vers 1060, les travaux s'étaleront sur quatre générations, "du printemps à l'automne de l'art roman", la nef étant surélevée et voûtée d'ogives au milieu du XIIIe siècle.
J'avoue ne pas avoir été troublée par cette très relative hétérogénéité. Car ce qui frappe ici avant tout ce sont les couleurs, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Couleurs mêlées des pierres : grès roses ou jaunes d'Alaires et de Lauriat, scories rouges de La Vergueur, basalte noir ou rouge,
A l'extérieur,
comme à l'intérieur.
Couleurs douces des sols, en galets des rivières de l'Allier,
Couleurs vives des fresques du XIIe siècle, qui ornent les colonnes, les murs, les voûtes, notamment celles de la très belle chapelle Saint-Michel.
Couleurs lumineuses des vitraux contemporains enfin, oeuvre du père dominicain, Kim En Joong, sur lesquels je reviendrai prochainement.
Mais la sculpture n'est pas absente pour autant de ce magnifique ensemble :
Chapiteaux sur lesquels on retrouve des scènes de l'antiquité ou du Moyen-Âge (de rares allusions à la Bible, aucune à la vie de Saint-Julien),
| Le combat des chevaliers. |
ou clef de voûte cocasse,
ou encore cette très rare "Vierge parturiente" en bois, du XIVe siècle, qui faisait vraisemblablement partie d'un ensemble de personnages groupés autour de la crèche.
J'ai trouvé splendide cette basilique, toute empreinte de sérénité joyeuse.
dimanche 15 octobre 2017
TROIS MERVEILLES : NOTRE DAME D'ORCIVAL
Lorsque l'on fait régulièrement le même voyage, du sud au nord, du nord au sud, on a parfois l'envie de prendre des chemins de traverse.
C'est ce qui nous avons fait au tout début de ce mois d'octobre.
Adieu donc, autoroutes aux arrêts parfaitement balisés et prosaïques, bonjour, routes secondaires qui nous font découvrir des merveilles.
La première se cachait sur les flancs du Mont-Dore, dans un tout petit village au fond d'un vallon. On serpente, on serpente et tout à coup cette grande et superbe masse grise s'impose au regard.
La basilique Sainte-Marie d'Orcival, chef d'oeuvre de l'art roman auvergnat, bâtie d'un seul jet avant 1166, sur un lieu de pèlerinage à la Vierge, au succès grandissant.
Construite au flanc d'une colline à laquelle elle s'adapte parfaitement, elle n'a subi, durant les siècles suivants, que très peu de modifications.
Il suffit d'admirer l'extérieur, pour comprendre comment l'intérieur est organisé :
"... crypte en soubassement, absidioles ouvrant sur le déambulatoire, choeur et abside s'en détachant, massif barlong du transept."
Une longue et haute nef mène jusqu'au choeur.
Il faisait très gris ce jour là, et malgré les fenêtres qui percent les murs épais, l'ambiance intérieure était aussi sombre qu'imposante.
Il semble qu'un badigeon clair et ocre rouge recouvrait la pierre. Mais il a disparu. Ne restent plus que la pierre grise et les belles sculptures, très majoritairement végétales des chapiteaux, qui témoignent "de l'engouement des sculpteurs auvergnats pour les formes de l'antiquité, que pouvaient leur inspirer les vestiges encore en place à proximité (temple de Mercure sur le Puy de Dôme et thermes du Mont-Dore)".
Dans le choeur, est placée en majesté une Vierge du XIIe siècle, en noyer argent et argent doré. Assise sur un trône elle tient son enfant assis, bien droit sur ses genoux.
"Il ne s'agit pas d'exprimer un sentiment maternel mais de personnifier une Institution portant Dieu comme un roi."
On lui prête toujours le pouvoir de guérir et de nombreux pèlerins viennent toujours lui rendre hommage, particulièrement le jeudi de l'Ascension. Des trous de fixation ont été (malheureusement) percés en 1894 sur les têtes pour pouvoir, aux grandes occasions, y placer des couronnes.
Au fond de la nef, une belle tête de vache, comme un rappel de toutes celles qui paissent dans les prés alentour, domine une grande cuve de pierre.
Elle ajoute au mystère que dégage ce beau monument.
C'est au moins l'impression que j'en garderai.
Source :http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/orcival/orci01.htm
C'est ce qui nous avons fait au tout début de ce mois d'octobre.
Adieu donc, autoroutes aux arrêts parfaitement balisés et prosaïques, bonjour, routes secondaires qui nous font découvrir des merveilles.
La première se cachait sur les flancs du Mont-Dore, dans un tout petit village au fond d'un vallon. On serpente, on serpente et tout à coup cette grande et superbe masse grise s'impose au regard.
La basilique Sainte-Marie d'Orcival, chef d'oeuvre de l'art roman auvergnat, bâtie d'un seul jet avant 1166, sur un lieu de pèlerinage à la Vierge, au succès grandissant.
Construite au flanc d'une colline à laquelle elle s'adapte parfaitement, elle n'a subi, durant les siècles suivants, que très peu de modifications.
Il suffit d'admirer l'extérieur, pour comprendre comment l'intérieur est organisé :
"... crypte en soubassement, absidioles ouvrant sur le déambulatoire, choeur et abside s'en détachant, massif barlong du transept."
Une longue et haute nef mène jusqu'au choeur.
Il faisait très gris ce jour là, et malgré les fenêtres qui percent les murs épais, l'ambiance intérieure était aussi sombre qu'imposante.
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| La croisée du transept |
Il semble qu'un badigeon clair et ocre rouge recouvrait la pierre. Mais il a disparu. Ne restent plus que la pierre grise et les belles sculptures, très majoritairement végétales des chapiteaux, qui témoignent "de l'engouement des sculpteurs auvergnats pour les formes de l'antiquité, que pouvaient leur inspirer les vestiges encore en place à proximité (temple de Mercure sur le Puy de Dôme et thermes du Mont-Dore)".
"Il ne s'agit pas d'exprimer un sentiment maternel mais de personnifier une Institution portant Dieu comme un roi."
On lui prête toujours le pouvoir de guérir et de nombreux pèlerins viennent toujours lui rendre hommage, particulièrement le jeudi de l'Ascension. Des trous de fixation ont été (malheureusement) percés en 1894 sur les têtes pour pouvoir, aux grandes occasions, y placer des couronnes.
Au fond de la nef, une belle tête de vache, comme un rappel de toutes celles qui paissent dans les prés alentour, domine une grande cuve de pierre.
C'est au moins l'impression que j'en garderai.
Source :http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/orcival/orci01.htm
samedi 9 septembre 2017
UN BESTIAIRE FANTASTIQUE
Les routes du Cantal réservent de bien belles surprises.
Le château de La Trémolière, dans le village d'Anglards-de-Salers est l'une des plus agréables d'entre-elles.
Imaginez une gentilhommière typique de la fin du règne de Louis XIV : murs en basalte, tourelle et mâchicoulis, construite et remaniée entre la fin du XVe siècle et celle du XVIIe.
On s'attend à voir passer une fée...
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| Source : RégionFrance.com |
En 1860, la commune souhaitant y établir un presbytère, achète le château à la famille de Montclar.
Quelques temps plus tard, le curé prend possession de son nouveau domaine et découvre dans le grenier un trésor : douze tapisseries tissées en laine et en soie, sur des métiers de basse lisse, dans les ateliers d'Aubusson, probablement à l'occasion du mariage, le 8 octobre 1586, de Rénée de Chalus d'Orcival et de Guy de Monclar.
Dix d'entre elles ont pu être restaurées et constituent l'une des plus belles séries aujourd'hui conservées de "Verdures à animaux", caractéristiques de la production d'Aubusson.
Ce sont elles que nous pouvons aujourd'hui admirer dans les salles du château.
Dans un paysage luxuriant composé d'arbres, de plantes et d'herbes, dont les superbes "feuilles de choux", qui sont le leitmotiv de l'ensemble, s'ébattent animaux réels et fantastiques, au regard parfois si étrangement humain, tandis que maisons, châteaux, églises, d'inspiration flamande, limitent les lointains.
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Source : point.contrepoint.com
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| Source : aubusson-tapisseries.fr |
Tout baigne dans les magnifiques tons bleu-vert, produits notamment par la Guède (bleu) et la Gaude (jaune), qui confèrent à l'ensemble un mystère et une fraîcheur sans pareil.
Je suis sortie de cette visite éblouie, pour découvrir une autre merveille : le jardin contemporain d'inspiration médiévale, réalisé par Eric Ossart et Arnaud Maurières, qui porte le nom de "Verger de Déduit", en référence au "Paradis d'amour" décrit par Guillaume de Lorris en 1230, dans son "Roman de la Rose".
Comme nous, le narrateur traverse divers enclos, pour aboutir à une fontaine, dans laquelle il aperçoit le reflet d'une rose...
Pour terminer, il faut ajouter que l'accueil est particulièrement aimable et que la jardinière n'hésite pas à vous donner des boutures si vous avez la main verte...
Que demander de plus ?
Château de la Trémolière
15380 Anglards-de-Salers
04 71 40 05 72 ou 04 71 40 00 02, pour connaître les horaires d'ouverture suivant les saisons.
dimanche 3 juin 2012
GENOVA, ZENA, GÊNES, GENOA
| Gênes-Italie- Une partie de la vieille ville, vue du port |
| Gênes -Italie- Toits et terrasses |
| Gênes -Italie-Palazzo Rosso |
| Gênes -Italie- Au hasard d'une rue |
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| Gênes- Italie- Une des innombrables églises |
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| Gênes -Italie- |
mardi 25 octobre 2011
DANS LA CUISINE DE JULIA CHILD
Si vous aimez cuisiner ou si vous aimez les livres de cuisine, ou si vous êtes une fan de Meryl STREEP, le nom de Julia CHILD ne doit pas vous être inconnu.
Cette cuisinière américaine (1912- 2004), papesse de cuisine française, auteure de très nombreux ouvrages de cuisine-
animatrice d'une émission culinaire à la télévision -"The French Chef"-, a redonné le gôut de la cuisine maison à des générations entières d'américaines et certainement aussi d'américains.
Célébrissime elle a légué tous ses meubles et son (abondant !) matériel de cuisine au "National Museum of American History" à Washington , qui a recontitué cette pièce, un vrai "lieu saint".
C'est ainsi qu'on peut encore aujourd'hui découvrir son univers et j'ai plaisir à le faire avec vous !
Quand on a vu - sur une vidéo de son émission projetée à côté- de quelle manière elle écrasait une gousse d'ail sous le plat d'un grand couteau, on se dit, Thanksgiving approchant, qu'il ne devait pas être bon d'être dinde entre les mains de la dame !
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| Photo : Paul Child |
samedi 22 octobre 2011
MOBY DICK
I never read Herman Melville "Moby Dick" -perhaps I'll do it after this trip !- but if somebody had asked me, where I thought he wrote it, I'd have answered, without hesitation : in a house just in front of the sea, in a place like this one :
The "New-England Ulysse guide" (and Wikipedia in English!) explains us, that his writing cabinet was on the second floor. Througn the window, he had a beautiful view on Mount Greylock, which "snow-covered profile reminded him of a great white Sperm-Whale breaking the ocean'surface".
That's how a great writer takes part of his inspiration !
mercredi 19 octobre 2011
SERENITE
Ce matin, avant de quitter l'Ile du Mont-Désert dans le Maine, où nous avons passé hier une journée parfaite entre Océan et forêts, nous sommes allés à Somesville, le village où Marguerite Yourcenar avait choisi de vivre et d'écrire.
S'il ne nous a pas été possible d'apercevoir sa maison, nous avons été conduits, par une charmante dame jusqu'à l'endroit où ses cendres, à sa demande ont été déposées : le cimetière de Somesville.
Je ne dirais pas qu'on en rêve, mais connaissez-vous plus bel endroit pour passer son éternité ?
mardi 18 octobre 2011
CONCORD - ENCORE UN LIEU MAGIQUE-
Je vous ai laissées la semaine dernière, sur un trottoir de Boston, en très bonne compagnie !
Aujourd'hui, nous allons retrouver partie des mêmes, à la campagne, dans un de ces lieux magiques où, à un moment se sont rassemblées les grands esprits d'une époque.
Ce lieu c'est Concord -un nom prémonitoire !- dans le Massachusetts, à quelques miles de Boston, une banlieue bien peu banlieue, au sens français du terme !
Donc, on prend la Highway, on la quitte au bout d'une vingtaine de minutes, et on se retrouve entre prés et bois, roulant doucement pour éviter par moments les "hautes eaux", juste un étang couvert de lentilles d'eau qui déborde, après les grosses pluies de la veille.
Là on découvre, posées sur l'herbe ou en bordure de forêts ces belles maisons de bois qui font le charme des Etats-Unis.
Toutes, au milieu du XIXème siècle ont été habitées par un ou des écrivains célèbres, par la grâce du hasard et surtout celle du généreux Ralph Waldo EMERSON, qui a attiré, parfois logé ou nourri, toujours aidé, d'autres écrivains, ses amis.
Sa maison, blanche et belle est celle qu'on aperçoit en premier, lorsque l'on se gare devant le très joli musée de Concord.
| La maison d'EMERSON |
C'est une maison de famille où il s'est installé en 1834, incapable qu'il était, ayant préféré ses idées à la fortune, de rester vivre à Boston d'une manière "décente".
Il suffit de reprendre ensuite la route et de tourner à droite pour se retrouver, en quelques minutes devant "Orchard House", la maison des ALCOTT, dont j'ai parlé avant-hier,
| "Orchard House", la maison des ALCOTT |
avant de découvrir, juste après, "The wayside", la très romantique maison du tout aussi romantique Nathaniel Hawthorne.
| "The wayside", la maison de Nathaniel Hawthorne |
Pour jouir de la vue sur les forêts environnantes et y travailler dans la solitude qui lui était si nécessaire, il y ajouta la tour, que l'on aperçoit à côté de la haute cheminée.
Pour ce qui concerne Henry David THOREAU, qui est le seul à être natif de Concord, où son pére avait une petite fabrique de crayons,
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| La maison familiale des Thoreau Source : Wikipedia |
j'ai préféré de pas aller voir, près de l'étang de Walden, la cabane qu'il construisit et où il vécut deux ans et deux mois, avant de l'immortaliser dans "Walden où la vie dans les bois", craignant que le lieu est perdu par trop de son charme !
Le musée de Concord expose son lit (de camp !) le tout petit pupitre et le miroir qui meublaient son abri. Ils permettent amplement de comprendre que la frugalité qu'il prêchait n'était pas que des mots !
Un panneau du musée évoque une promenade hivernale des trois amis : THOREAU, HAWTHORNE, EMERSON, Bronson ALCOTT étant probablement sur les routes pour une série de conférences, le premier bondissant, glissant sur la glace, le second, beau comme un dieu grec droit et silencieux, le denier frêle et un peu penché , partageant chacun à sa manière le plaisir d'être ensemble. Parfois la jeune Louisa ALCOTT, qui aimait particulièrement THOREAU, se joignait à eux.
Celui-ci "qui savait tout", répondait alors à toute ses questions mais pouvait tout aussi bien lui expliquer, que ce qu'elle croyait être une toile d'araignée était juste le mouchoir laissé par une fée...
lundi 17 octobre 2011
dimanche 20 février 2011
dimanche 6 février 2011
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