Editions : Actes Sud -1999- 197 pages.
Myriam ANTAKI est née dans une famille chrétienne de Damas et a vécu à Alep jusqu'en 2011, date à laquelle elle s'est vue contrainte de partir en exil à Beyrouth avec sa famille.
Parfaitement bilingue, elle est l'auteure de plusieurs romans écrits en français, qui évoquent son pays.
Curieusement, "Les versets du pardon", deuxième ouvrage de mon parcours à la découverte des écrivaines syriennes, fait exception à la règle en évoquant le drame de la Palestine.
Traduit aux Etats-Unis en 2002 sous le titre "Verses of Forgiveness", ce livre a obtenu le "Hemingway Reward".
Myriam ANTAKI est née dans une famille chrétienne de Damas et a vécu à Alep jusqu'en 2011, date à laquelle elle s'est vue contrainte de partir en exil à Beyrouth avec sa famille.
Parfaitement bilingue, elle est l'auteure de plusieurs romans écrits en français, qui évoquent son pays.
Curieusement, "Les versets du pardon", deuxième ouvrage de mon parcours à la découverte des écrivaines syriennes, fait exception à la règle en évoquant le drame de la Palestine.
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| Signature des accords d'Oslo. 13/09/1993. |
Paru en 1999, ce livre, écrit après la signature des accords d'Oslo, qui faisaient renaître les espoirs de paix entre l'état d'Israël et l'OLP, se veut porteur d'un message de réconciliation, par le biais du récit tourmenté d'Ahmed, jeune terroriste palestinien, dont l'exécution doit avoir lieu le lendemain.
Enfant "jeté à la porte d'un camp de réfugiés", élevé dans un orphelinat au Liban, il a trouvé, dans le terrorisme, le moyen de donner un goût à sa vie.
Entré en possession d'une lettre de sa mère (Marie) et du journal de son père (David), qui jusque là lui étaient parfaitement inconnus, il nous conte leurs parcours et donc aussi le sien, bouleversé autant par ce qui le lie à son père que par l'amour de sa mère.
Il souhaite ainsi "réinscrire [sa] vie dans une confession de paix".
A cette occasion, il nous donne à relire l'histoire d'une terre, de deux peuples et de trois religions déchirés, pour lesquels il voit poindre "une certitude d'espoir".
Ecrite sous la forme d'une longue incantation, qui parfois m'a portée, parfois m'a lassée, cette parabole, m'a, je l'avoue, laissée assez dubitative.
Peut-être, parce qu'elle est trop évidente, peut-être aussi parce que depuis le temps a passé.
Nous savons ce qu'il en est de cet espoir de paix.
Nous ne pouvons plus lire avec la même distance, les mots par lesquels s'ouvre ce livre : "Je suis un terroriste, un rêveur".
Nous avons certainement perdu l'innocence de croire que tout pourrait se régler un jour.
Pour Ahmed, David et Marie, le chemin semble encore bien long.


