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dimanche 20 mars 2011

UN PEINTRE QUE KARITAS ADMIRE

Harald GIERSING
"Ung Dame med en Avis" 1918
The SJØRUP JØRGENSESCollection

vendredi 18 mars 2011

KARITAS, SANS TITRE... suite

En relisant, mon précédent billet, je me suis aperçue que je n'avais pas dit un mot du thème, qui aurait pu être central, mais qui en fait m'a semblé comme noyé,  dans "Karitas, sans titre" : Les femmes et la création artistique.
Pourtant j'avais soigneusement noté une phrase du livre, très belle et  qui me semble très éclairante :

"Elle regarda ses mains qui avaient autrefois lavé toutes ces énormes lessives à Akureyri, puis le pinceau qui reposait dans ces mêmes mains et elle réalisa soudain que les cordes à linge accaparaient tout son esprit, mais pas l'art. Jamais une chose pareille ne serait arrivée aux vieux maîtres"

KARITAS, SANS TITRE





KARITAS, A TITILS
Auteur : Kristin Marja BALDURSDOTTIR
Traducteur : Henry Kiljan ALBANSSON
Genre : roman
Editions : GAÏA 2004
Format : 508 pages

Voici un livre que j'ai cherché dans plusieurs librairies, avant de le trouver, comme prévu, à la bibliothèque d'Embrun, un livre dont j'attendais la lecture avec impatience et malheureusement un livre aussi, dans lequel je ne suis pas arrivée à entrer.
Je suis donc assez gênée pour en faire le compte-rendu car je ne voudrais pas que cette difficulté personnelle écarte quelqu'un d'autre de sa lecture.

Voici partie du résumé que propose la quatrième de couverture

"Karitas grandit avec sa mère et ses frères et soeurs dans une modeste ferme au fond d'un fjord dans l'ouest de l'Islande.Le père, comme beaucoup de courageux marins est disparu en mer. En 1915, la mère décide de partir pour le nord et d'offrir à ses six enfants des études. Défi insensé pour l'époque. Tous vont devoir travailler dur et se montrer à la hauteur d'une ténacité maternelle sans faille.
Karitas s'occupera longtemps du foyer et du petit dernier... Mais au fond d'elle-même elle se sent une âme d'artiste et dessine comme son père lui avait appris. Karitas rêve d'une autre vue. Et n'aura de cesse de chercher le chaos, dans la peinture comme dans la vie. Mais comment pourrait-elle se consacrer à l'art quand le plus bel homme d'Islande n'arrête pas de lui faire des enfants ?"

Ce que j'ai aimé :
- La construction du livre, avec son alternance : un tableau/un chapitre
- La première partie du livre : l'enfance et l'adolescence de Karitas et de ses frères et soeurs.
- Le personnage de Steinunn, la mère de Karitas, qui sous une apparente froideur, toute islandaise, cache sa tendresse et ses peines.
- Tout ce qui concerne l'Islande - un pays qu'on ne traverse pas, on en fait le tour en bateau !- et la vie islandaise : la pêche, les fermes, les traditions... La présence écrasante de la nature, paysages et climat.
- La solidarité.


Ce que j'ai moins apprécié :
- J'ai eu souvent le sentiment que "quelque chose n'allait pas" : l'enchaînement des situations m'ont paru parfois difficilement crédibles ( "la disparition" ou le retour de Sigmar) et les sentiments  des principaux protagonistes, Karitas et Sigmar manquer de consistance.
- L'unanime qualité, à l'exception de l'insupportable Bjarghildur, des caractères féminins.
- D'une certaine façon le peu de cas qui est fait de la rudesse de l'existence des hommes. La pêche aux harengs ne doit pas être non plus une partie de plaisir !

 Et pour finir....  le papier rose sur lequel le texte est imprimé le texte,  qui semble si mièvre dans ce contexte, même si l'intention de départ est bonne : offrir un plus grand confort de lecture... que je n'ai pas ressenti.

C'est peut-être lui le coupable !

J'ai lu ce livre dans le cadre de "Lire à Embrun 2011"