dimanche 17 juillet 2011

UN LIEU MAGIQUE !

C'est tout au bout, tout au bout de la vallée du Guil, à Ristolas, dans le Queyras.
C'est charmant et j'y ai passé une excellente journée à, notamment, m'y initier au boutis.
J'y reviendrai chaque jeudi, pour une journée d'apprentissage, de détente et d'amitié !

Une partie de la boutique


J'espère aussi gagner un des prix de la tombola organisée lors de ce "Festival du Point Compté" !




Chantal, si tous tes soucis te laissent encore le temps de lire ce blog, je compte bien t'y emmener l'an prochain  !


RÊVES DIVERS
Chalet de Ségure
05460 Ristolas

mercredi 13 juillet 2011

LES DRÔLES DE MOTS DU MERCREDI


Départ pour l'Australie aujourd'hui, en suivant Bruce CHATWIN qui, dans "Le Chant des pistes", part à la découverte, et nous avec lui,  des Aborigènes et de leurs "pistes chantées".
Beaucoup de "Wondrous Words" dans ce livre, mais comme jusqu'ici j'ai fait la part belle aux plantes, j'ai choisi cette fois d'examiner de plus près de (très) drôles d'animaux....

Un kookaburra :
"Pas un bruit hormis le rire moqueur d'un kookaburra"...




Le kookaburra (Dacelo novaeguineae) ou Martin-pêcheur géant (45 cm de long, 500g...) est un oiseau d'Australie de la famille des alcédinidés. "Oiseau mythique dans la culture aborigène, son chant ressemble à un rire rauque", d'où son nom australien de "Laughing Kookaburra ", "Kookaburra rieur). 









Source : univ.lyon2.fr

Un péramèle  (engl. long-nosed bandicoot) :
"Les chasseurs cherchèrent partout un animal à tuer, jusqu'au moment où, presque à son dernier souffle, Akuka aperçut un péramèle qui se réfugiait dans son terrier".


Le péramèle est un marsupial - il a une poche ventrale- de la taille du lapin.
Nocturne, il se protège le jour dans des terriers. Il se nourrit de bulbes et d'insectes. Présent en Australie, Tasmanie, Nouvelle-Guinée, sa population a été décimée par les animaux - chats, rats -  introduits par l'homme ou par les pièges posés pour se débarrasser des lapins.

Source : Wikipedia

Un pérentie :
"L'endroit ressemblait véritablement à la queue d'un pérentie..."


Le pérentie est le plus grand varan d'Australie (1,5 en moyenne, la queue représentant environ les 2/3 de la longueur). 
Il constituait autrefois un des mets favoris des Aborigènes. Sa graisse était utilisée pour ses propriété médicinales et lors de cérémonies coutumières.
Animal venimeux, il se nourrit d'insectes, de reptiles, d'oiseaux de petits mammifères et de charognes.

Source : reptilic.com

Sources :
 - Wikipedia
- tousvosanimaux.com
-reptilic.com

lundi 11 juillet 2011

HISTOIRES D'ARBRES







- Des sciences aux contes -
Auteurs : Philippe DOMONT et Edith MONTELLE
Editions : Delachaux et Niestlé -Paris/ONF-2003
256 pages


Je ne sais pas pourquoi, mais en ce moment, tous les romans que je tente de lire, me tombent des mains. Une excellente occasion pour vous parler de cet ouvrage que je savoure chaque matin, chapitre après chapitre.

L'arbre, depuis la nuit des temps est un compagnon essentiel aux humains : il les nourrit eux et leur bétail de ses fruits et même de son écorce et de sa sève, il les réchauffe autour des feux que son bois alimente, il les abrite sous sa frondaison et dans la maison que son tronc structure, il devient outil, seul ou allié au métal, il exprime ce qu'ils veulent transmettre en devenant sculpture ou support d'imprimerie, il les fait rêver : " Dans la mythologie, il est l'arbre cosmogonique, l'arbre de la vie et de la mort, l'arbre  de la connaissance", et symboliquement il les enracine aussi comme en témoignent les arbres généalogiques que constituent aujourd'hui tant de familles.

 C'est de tout cela, mais également , de son histoire, de sa nature, de sa culture, des contes qui y sont attachés,  que les deux auteurs, un ingénieur forestier et une conteuse et écrivain, ont décidé de nous parler.
Non, pas de façon générale, compliquée voire pédante, mais de manière individualisée, riche et simple à la fois et très vivante.


Dix-huit chapitres pour dix-huit espèces d'arbres  : trois espèces urbaines, le ginkgo, le platane, le peuplier d'Italie, trois espèces méditerranéennes, le figuier, l'olivier et le cèdre, enfin douze espèces forestières, "les principales composantes de la forêt européenne, de la plaine à la montagne" : le bouleau, le pin sylvestre, le mélèze, l'épicéa, le sapin pectiné, l'érable sycomore, le tilleul, le hêtre, le chêne, le frêne, le châtaignier et l'if.
Pour chaque chapitre d'un peu plus de dix pages, quatre parties : une partie scientifique, une partie historique, des extraits de contes, et une synthèse, complétés par une riche iconographie.
C'est un véritable plaisir que de passer ainsi d'une notion à l'autre, de découvrir les noms de lieux ou de personnes qui y sont attachés, les proverbes, les devinettes, les chansons, dont ils sont le centre, les utilisations  du bois, des résines des écorces....


Et puis il y a le charme de ces multiples lectures possibles : de la première à la dernière page, un seul chapitre en revenant de promenade, chaque matin un arbre comme je le fais.
On sait qu'on y reviendra, qu'on aura certainement envie d'en savoir plus sur l'espèce qui nous est la plus chère. Un glossaire, une bibliographie, quelques liens internet, en fin d'ouvrage sont là pour nous aider.

Un exemple d'ouvrage de vulgarisation au sens le plus riche du terme, qui nous permet "de porter un regard différent sur les arbres".

mercredi 6 juillet 2011

LES DRÔLES DE MOTS DU MERCREDI


Un seul mot  cette semaine, tiré de "L'étoffe du diable" de Michel Pastoureau, mais qui répond à trois définitions découlant les unes des autres.

Un besant :
" Ce n'est pas une forme, comme le besant, l'étoile ou la rouelle, que doivent parfois porter les juifs et les musulmans, c'est une structure"


1. Il s'agit tout d'abord d'une monnaie byzantine d'or et d'argent, répandue au temps des croisades.


2.En architecture, c'est un disque saillant sculpté sur un bandeau, une archivolte. Le besant est un ornement de style roman.






Clocher de l'église de La Charité-sur-Loire


3. Enfin, celle qui correspond à notre texte,  sur un blason, un besant est une figure circulaire d'or et d'argent.


Blason Saint-Jean-le-Vieux

Sources : 
- Le nouveau Petit Robert 2007,
- "Le dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIème au XVIème siècle",
- Généawiki.


Mais ce qu'il y a de mieux, dans la recherche c'est la surprise !
En cherchant les illustrations de cet article, j'ai découvert  Annie BESANT, dont vous pourrez lire



la vie extraordinaire, ici en français ou en anglais.

lundi 4 juillet 2011

L'ETOFFE DU DIABLE



-Une histoire des rayures et des tissus rayés-
Auteur : Michel PASTOUREAU
Editions : du Seuil 1991
Format : Poche- Points-Histoire 171 pages


Je voulais à l'origine écrire ce commentaire en anglais, mais j'ai compris très vite que mes compétences dans cette langue n'étaient pas suffisantes pour pouvoir le faire !
Donc retour au français, dans l'espoir de mieux rendre hommage à ce travail, étonnant, comme tout ce qu'écrit Michel Pastoureau !

Avant d'en entamer la lecture, intriguée par son titre,  le mot "rayures" évoquait pour moi l'un de mes vêtements favoris : la marinière !


Marinière Petit-Bateau

Michel Pastoureau a bien sûr, une vision plus large des choses et nous invite, dans ce court ouvrage, à un voyage dans le temps, du Moyen-Âge à nos jours, voyage durant lequel les tissus rayés sont tantôt perçus négativement, tantôt positivement et le temps passant, de l'une ou l'autre manière suivant le contexte et les formes qu'ils revêtent.

C'est ainsi que nous découvrons comment les tissus rayés furent au Moyen-Âge  un objet de scandale - une bulle papale  de 1295 en interdit absolument le port à tous les ordres religieux-,  et donc un moyen de signaler "tous ceux qui pour une raison ou une autre étaient perçus comme en marge de la société chrétienne" :  criminels, lépreux, simples d'esprit, jongleurs, prostituées, mais aussi juifs, musulmans ou hérétiques sans parler du Diable et de toutes ses créatures !


Avec l'époque moderne (XVIème - XIXème siècle), les choses changent peu à peu et les rayures sont aussi bien  la marque de  la domesticité, de l'exotisme ou de l'aristocratie,

François Ier par  Jean Clouet. Paris - Musée du Louvre- 

avant de devenir, avec les révolutions américaines puis françaises,  "l'image de la liberté et le symbole des idées nouvelles".

1777-1795
Un couple de "sans-culotte"
C'est vraiment à partir de cette époque, que les rayures, horizontales ou verticales peuvent être prises "en bonne part", même si le tissu rayé reste en parallèle  celui qui revêt bagnards et prisonniers.


Le XXème siècle saura utiliser tous ces codes auxquels viendront s'en ajouter d'autres :
- la rayure "hygiénique", les sous-vêtements seront rayés avant d'arborer des couleurs vives,
Modèle Clémence de Gabriac

- la rayure "maritime" et ses dérivés,

F. Halphen enfant- Auguste Renoir
- la rayure protectrice,


Photo : Reuters


- et toujours malheureusement la rayure infamante des camps.

Fine ou large elle ne dit pas la même chose et chacun sait faire la différence entre les versions !




Percevoir l'évolution d'un phénomène est une chose, en comprendre les significations en est une autre ! Michel Pastoureau ouvre de nombreuses (et subtiles) portes mais aussi s'interroge : sans aucun doute cette histoire des rayures et des tissus rayés  n'est pas terminée !

I wanted to write this post in english : but it was to difficult for me ! 
Sorry for my English-spoken friends  !
 But this book had been translated and you can find on amazon.com  very good reviews in English.
The title is :





















A DEVIL'S CLOTH



Anyway a very happy " 4th July" to my friends in United-States whose flag is .... stripped !



dimanche 3 juillet 2011

L'AMOUR, TOUJOURS L'AMOUR....

Val d'Escreins- Hautes-Alpes- France


Forêt mandétale du Grand Morgon-Hautes-Alpes-France

vendredi 1 juillet 2011

ADIEU A UNE REINE !

Source : booknode.com
C'est peut-être, Monsieur DESROCHES, son père, qu'il faudrait d'abord remercier, lui qui 
"bien que je fusse une fille... m'a encouragée dans cette voie".
           Cette voie, l'EGYPTOLOGIE bien sûr !

Christiane DESROCHES- NOBLECOURT (in engl.), née à Paris le 17 novembre 1913 et qui vient de mourir le 23 juin dernier, en a été le reine incontestable.

- Petite-fille de neuf ans passionnée par la découverte de la tombe  de TOUTANKHAMON,
- titulaire de deux doctorats "sur l'habitat égyptien et sur la grammaire de la langue pharaonique",
- première femme pensionnaire à 25 ans de la prestigieuse Ecole du Caire,
- résistante,
- première femme Conservateur du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre,
- auteur d'une trentaine de livres,
- organisatrice en 1967 de l'exposition Toutankhamon au Louvre puis de l'exposition Ramsès II....

nul doute que tous les pharaons d'Egypte auront accueilli avec reconnaissance et respect celle qui fut l'instigatrice et l'ardente ouvrière du sauvetage des temples de Nubie, qui sut obtenir du président Nasser, en pleine crise de Suez,  la préservation de l'Institut Français d'Archéologie Orientale (IFAO) et de sa bibliothèque riche de plus de 80.000 ouvrages.

Tous ceux de ma génération je pense se souvienne de la construction du barrage d'Assouan, qui devait engloutir sous les eaux du Nil, la Nubie et ses trésors !
Les images des temples découpés en morceaux et hissés à plus de 65 m de leur site d'origine, les discours d'André Malraux, doivent être encore dans beaucoup de mémoires !



Crédit photos : AFP
Comme l'est, le masque de Toutankhamon, exposé au Louvre au milieu de la foule, que ma mère, est allée admirer pendant que je passais le bac !



Si vous ne l'avez pas encore fait, je ne saurais trop vous encourager à lire un ou plusieurs de ses livres.
Si sa vie, qu'elle raconte avec la verve qui la caractérisait vous intéresse, ne manquez pas "La grande Nubiade", éditée en livre de poche.

Si vous voulez découvrir ses travaux, plongez dans ses ouvrages qui se lisent comme des romans.
Pour ma part je garde un excellent souvenir de "La Reine mystérieuse Hatshepsout", paru également en poche en 2003.

La description de la frise de l'expédition au pays de Pount est un grand moment d'archéologie et de poésie.


Merci pour tout, Madame !